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Chaque quartier de Florence a conservé les métiers qui ont fait sa fortune depuis le Moyen Âge.
Le cuir – Les ateliers de vêtements, maroquinerie et objets se concentrent autour de Santa Croce, dont le monastère lui-même abrite une École du cuir.
L’orfèvrerie – Les plus belles boutiques et les plus pittoresques se situent via dei Tornabuoni et sur le Ponte Vecchio, bordé d’échoppes à l’intérieur desquelles on peut apercevoir les joailliers à l’œuvre. Les minuscules vitrines les contraignent à aligner leurs trésors en rang serrés.
La papeterie – Elle fait partie des spécialités de Florence, notamment pour les décors dits « au peigne » : des gouttes de peintures disposées en suspension sur une cuve sont étirées avec un peigne, pour créer des motifs marbrés dans des couleurs harmonieuses. En y plaçant très délicatement une feuille de papier, le motif vient s’y imprimer. Toutefois, cette technique étant difficile, les plus beaux motifs sont édités par photogravure. On trouve des articles de série en vente un peu partout dans la ville, et les papiers les plus raffinés avec leurs articles dérivés, en vente piazza della Signoria, via dei Tornabuoni et piazza Pitti.
La laine et la soie – Capitale du textile toscan durant des siècles, la ville prospère dans le secteur lainier dès le 13e s., tandis que les ateliers soyeux se multiplient au 15e s. Aujourd’hui, cet artisanat fait le bonheur des boutiques de luxe du centre : promenez-vous le long de l’artère formée par la via Por Santa Maria, Calimala et Roma, ainsi que la via dei Calzaiuoli qui lui est parallèle.
La pierre – Au 16e s., lorsque la cour grand-ducale s’environne d’artisans venus de toute l’Italie, apparaît le commesso, assemblage de pierres dures taillées avec une précision telle que les commissures demeurent invisibles. Les pierres les plus courantes utilisées furent les granits, le porphyre, les quartz, l’onyx et le jaspe, auxquels s’ajoutèrent des pierres plus tendres, comme le marbre et l’albâtre. Au début du 17e s., les ateliers fondés par les Médicis innovèrent la fabrication de stipi ou cabinets, meubles en bois précieux ornés de pierres rares, dont le palais Pitti expose quelques pièces. Un musée évoque l’histoire de cette fabrique.
La céramique – À la base sculpteur de marbre, Luca Della Robia appliqua ses connaissances à la terre cuite vernissée qu’il éleva au rang d’art. Il mit au point un enduit de conservation infaillible, mélange de minéraux chauffés au feu de bois. Rendues ainsi quasi éternelles, les céramiques Della Robbia se caractérisent par de délicats reliefs blancs sur un fond azur relevé de jaune et de vert. L’atelier de Luca fut repris par ses descendants Andrea (1436-1524) et Giovanni (1446-1527), auxquels le musée du Bargello consacre deux salles.