01-09-2007
« Ici c’est le chaudron ». L’inscription surplombe les vestiaires à la sortie du tunnel qui conduit sur l’une des plus mythiques pelouses de France. L’antre des grands hommes verts, ceux de Saint-Étienne, dix fois champion de France de football de 1957 à 1981.Un monument pour les amateurs de ballon rond et de chaudes ambiances.
Situé à la sortie nord de la ville, adossé aux anciennes usines sidérurgiques, le stade Geoffroy Guichard (du nom du fondateur des magasins Casino, dont le siège est à Saint-Étienne) est construit au-dessus d’anciennes galeries de mines.
L’architecture de cette enceinte, bâtie en 1930 grâce à une souscription municipale, s’inspire de celle des stades britanniques. Il n’y a pas de virage et les quatre tribunes (Charles Paret, Jean Snella, Pierre Faurand et Henri Point) sont très proches de la pelouse.
Le chaudron, surnom du stade car en perpétuelle ébullition, a grandi avec les époques et au gré des compétitions internationales. Il est entièrement rénové lors du championnat d’Europe 1984 : sa capacité est portée à 48 274 places (dont 22 200 assises), ce qui en fait alors, avec le Parc des Princes, le plus grand stade de France. Les nouvelles normes et exigences de sécurité conduisent à de nouveaux travaux en 1998 en vue de la Coupe du monde de football. Le stade possède désormais 35 616 places assises.
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